jeudi 30 mai 2013

Schwarzer Spiegel


C'est un bonheur sans nom que d'avoir un peu de place dans sa chambre. Du coup pour fêter ça (et aussi parce que j'étais frustrée de ne point pouvoir m'habiller à ma guise ces jours-ci), j'ai fait quelques photos. Même pas tant que ça. Et j'ai quand même trouvé le moyen de m'attaquer à ce que je n'aime pas d'habitude : les photos en pied, le contraste, les couleurs chaudes, et le noir et blanc. Cela me conforte dans l'idée qu'il me faut absolument des modèles (les amis, si vous passez par là), parce que les photos de moi en intérieur commencent à devenir redondantes et de moins en moins intéressantes (quoique pratique pour expérimenter un tant soit peu, et éliminer la frustration passagère, donc.)

JSK Victorian Maiden, chaussures TUK, choker Antique Beast, et mon chapeau préféré de je ne sais où, quelque part au Japon. 






  




En ce moment c'est stage et même si c'est très instructif et finalement pas si désagréable de graver toute la journée en fumant avec maître de stage-senpai tout en discutant le monde de l'art actuel, ça me laisse finalement assez peu de temps pour tout le reste. Incluant dormir, passer du temps avec les copains et mettre autre chose que des haillons qui ne craignent pas de se prendre des débris de métal entre les fibres (la fraiseuse, c'est violent.)

Et donc le burin sur le plexiglas, c'est pas forcément très fun (surtout quand vous avez de toutes petites mains et autant de force qu'un moustique), mais ça apprend. J'avais fait une cage thoracique qui ressemble à un papillon, j'ai donc fait (dédicace à Mila) un papillon (qui ne ressemble pas à une cage thoracique). Et un bout de colonne vertébrale.
D'ailleurs, je poste ça ici et pas sur l'autre blog... simplement parce que ça va bien avec. Voilà.


Mais ces deux derniers ne sont pas encrés, ça rend donc... Pas grand chose.
Sur ce, creepy Sirius vous fait des bisous. J'ai reçu de nouveaux vêtements de BJD, je ne leur en avais jamais acheté (non, jamais), alors ça se fête aussi.

samedi 25 mai 2013

Suspended in light


 Cela fait plusieurs mois que je veux poster sur le boystyle et les vêtements masculins, j'ai même un article en prévision qui s'allonge au fil des semaines mais je n'arrive pas à le publier. Trop peu satisfaisant, pour une raison que je n'identifie pas.

Toutefois, je me suis prise de passion pour les vêtements masculins coréens il y a peu, notamment ce que fait ByTheR (mais pas leur dernière collection. Surtout pas). Et puis évidemment les très regrettés Gadget Grow. Non mais regardez-moi cette veste.
Et comme je n'ai absolument pas les moyens de mettre tant dans des vêtements qui seront trop grands/pas taillés pour moi et que je porterais uniquement en écoutant Neurosis (ou au moins c'est l'idée), j'ai acheté des répliques sur Taobao. Pas bien, pas bien.

Il me faut reconnaître que je me sens bien mieux dans une longue robe, mais visuellement c'est plutôt agréable. 
 

Je finis bien trop souvent mes articles en musique. Bear with me, j'ai toujours rêvé de parler ce qui suit. Neurosis a formé un side-project nommé Tribes of Neurot pour laisser libre cours à leurs envies expérimentales. J'ai adoré leur très excellent Adaption and Survival, réalisé entièrement à partir de sons et bruits d'insectes (!). Écoutez donc Metamorphosis, ça faut le détour.
Mais le concept ne s'arrête pas là puisqu'ils ont notamment sorti Grace, un album qui a été conçu pour pouvoir être écouté simultanément à Times of Grace, de Neurosis cette fois. Du coup, de gentilles personnes sur Youtube ont décidé de mixer les deux en une seule piste, pour que l'on puisse profiter du résultat sans forcément avoir les deux CD. Certes ce n'est sans doute pas aussi impressionnant que d'écouter les deux à fond chez soi et en stéréo (avec si possible beaucoup de drogue), mais c'est déjà ça.


En attendant désespérément d'une part de pouvoir faire des photos à l'extérieur et d'autre part, pas de moi... Mais ne sachant pas quand cela se pourra, il faudra supporter encore un peu mes photos d'intérieur toutes cadrées pareil, c'est toujours moins frustrant que de ne pas en faire du tout.

lundi 20 mai 2013

Inferno



Ce samedi c'était la nuit des musées et conformément à notre condition d'étudiants pauvres, Aliénor, Mila, Ludovic et moi-même en avons profité pour aller enfin voir L'ange du bizarre au musée d'Orsay avant de déambuler dans le muséum d'histoire naturelle pendant plusieurs heures.

Et c'est donc avec une certaine émotion (quasiment autant que la première fois que j'ai vu un Turner, c'est dire) que nous nous sommes extasiés devant ce Bourguereau sublime.

Dante et Virgile aux enfers 

 
Et pour dissiper tout doute, il s'agit bien de ce tableau que 
Gorgoroth a utilisé pour l'album Ad Majorem Sathanas 
Gloriam, et puisque Gaahl en était encore le chanteur, 
j'aurais presque envie de dire qu'il avouait déjà quelque 
chose, mais c'est peut-être faire preuve de mauvais goût.


 Il n'y aura finalement plus que deux autres
 œuvres de Bourguereau que je voudrais
 absolument voir, sa Pietà et surtout Le 
 premier deuil ci-dessus.










 Voyez comme ces ornithorynques se bidonnent. Nous pas : il a plu sans dscontinuer.



Bon. Puisque j'ai évoqué Gaahl, j'ai maintenant une excuse de choix pour publier ceci; il semblerait que la période soit propice à la sortie d'album et après les très bons derniers d'Angizia et de CocoRosie, Yggdrasil de Wardruna ravit présentement mes oreilles.

samedi 18 mai 2013

Circus


Tanz mit mir, mein Faun
Ich tanze meinen Traum


Il ne vaut mieux pas que vous sachiez comment ceci a été réalisé.


Et puisque ça m'évoque ceci : le nouvel album d'Angizia, Des Winters finsterer Gesell, est incroyablement bon (comme attendu, cela dit). Nous ne sommes plus dans les cabarets d'après-guerre; c'est l'hiver, la forêt, beaucoup de forêt, et toujours ces clowns omniprésents que je retrouve avec bonheur.
J'ai découvert Angizia en cherchant du Sopor Aeternus, les deux formations ayant un titre en commun (Es reiten die Töten so schnell), celui d'une chanson pour l'un, d'un album pour l'autre. C'est donc assez émerveillée que je découvrais des points communs être les deux, car outre l'allemand, c'est le travail de la voix qui me semble incroyablement similaire. Et Dieu que j'aime ces voix-là, si expressives, qui murmurent et se brisent. Et puis Angizia a l'incroyable mérite de me donner l'envie de danser, ce n'est quand même pas rien.

Les trois derniers albums valent vraiment que l'on s'y attarde, Ein Toter fährt gern Ringelspiel, Kokon et nouvellement Des Winters finsterer Gesell, chacun dans leur genre, c'est peut-être de moins en moins "festif" à mesure que le temps passe et les morts ne dansent presque plus mais enfin, c'est toujours du grand art (la particularité de chaque album étant d'être en réalité une véritable pièce de théâtre, avec ses personnages, ses actes, et son intrigue propre. Ainsi Des Winters finsterer Gesell traite-t-il d'une histoire de meurtre sur fond d'Alpes autrichiennes, j'en ai compris la résolution, mais malheureusement c'est à peu près tout, mon mirifique niveau en allemand ne permettant pas beaucoup mieux.)


Sinon, car un article qui ne fasse pas trois pieds de long n'est décemment pas un article, quelques photos du (fabuleux) week-end dernier. Avec (pas dans l'ordre puisque j'ai déplacé les photos pour mieux montrer la suprématie des shorts) : Tiya notre reine à tous, Mila la plus adorable des dresseuses d'otaries, l'incroyable Zoé, Jésus Aliénor la magnifique, Tro-tro et ses cheveux de l'amour, notre hôte de choix Ludovic, et votre serviteur, petit clown en pumpkin shorts.
Une pensée pour Juliette, Chloé, Gaetane et son chéri qui ont supporté nos discussions enflammées ce soir-là.



Tiya, Aliénor, j'espère que vous me pardonnerez cet affront photographique mais enfin, ce sont vraiment celles que je préfère.
D'autres photos et du texte beaucoup plus intéressant sur le LJ de Tro-tro !
 

jeudi 9 mai 2013

Of hats and black and poetry


I am not from the East
or the West, not out of the ocean or up 
from the ground, not natural or ethereal, not
composed of elements at all. I do not exist 
am not an entity in this world or in the next,
did not descend from Adam and Eve or any 
origin story. My place is placeless, a trace
of the traceless. Neither body or soul 
I belong to the beloved, have seen the two
worlds as one and that one call to and know 
first, last, outer, inner, only that
breath breathing human being”
 
— Rumi
 





Il est assez aisé de s'habituer au confort du lolita, le confort d'être très couvert, et de cacher. Néanmoins, je ne tenterais de convaincre personne que je n'aime que ça; ce serait mentir. J'ai découvert que couvrir autant que montrer était un moyen d'accepter, de tenter au moins. Et pourtant j'ai du mal à poster cet article, embarrassée presque - comme si un millier de notes sur tumblr n'étaient rien, et étaient surtout bien loin de moi; mais publier ça ici, c'est autre chose.

Je déteste nommer les choses, j'aime les regarder être. Il m'est apparu que c'est de là d'où venait ma fascination avec l'écriture - mes difficultés avec elle, aussi. Et ainsi je n'aime pas me dire que je suis ceci ou cela, je n'y trouve aucun confort; je veux être tout.

Il n'y a pas de rôle à jouer et il n'y a que des rôles à jouer, cependant, j'essaierai certainement toujours de faire du dépouillé dans le grandiloquent. 




 





mardi 7 mai 2013

All is holy, all is sacred



God speaks to each of us as he makes us,
then walks silently out of the night.

These are the words we dimly hear:

You, sent out beyond your recall,
go to the limits of your longing.
Embody me.
Flare up like a flame
and make big shadows I can move in.
Let everything happen to you: beauty and terror.
Just keep going. No feeling if final.
Don’t let yourself lose me.

Nearby is the country they call life.
You will know it by its seriousness.

Give me your hand.







  

【...】
All creation holds its breath, listening with me,
because, to hear you, I keep silent.

 
 

* Rainer Maria Rilke, The book of a monastic life, I, 59 & I, 18


lundi 6 mai 2013

Fairy paradise


 Aujourd'hui j'avais décidé d'être une fée. 
 


 

Lazy days
I sat with chocolate cake and sunshine and Cocorosie was playing on repeat and I think it may be the reason
For my dreams filled with soaked flowers rose petals and naked hands covered in dirt 

Je crois que j'aurais aimé un champs de fleurs.







Sinon Mila et moi-même sommes très heureuses de vous annoncer que nous avons trouvé notre voie : nous serons burritos.

Et sur la même lancée, j'ai brûlé mes yeux pendant quelques heures l'autre jour (sans blague, j'adore ces couleurs) pour faire un fan art de Thomas no shinzou qui fait du bien à mon petit cœur. J'ai encore du mal à me sentir assez en confiance pour poster mes fan arts sur mon blog de dessin, étrangement. C'est embarrassant. 
Thomas et Juli, donc.


De l'amour,